Je trouve que du côté de la pilosité, la nature ne m’a pas gâtée. Je me trouve assez poilue. Bon, il faut certainement dire aussi que j’ai dû faire des mauvais choix en étant plus jeune. Si ma mère m’avait un peu mieux informée sur les avantages comparés de l’épilation au rasoir ou à la cire, je ne me serais peut-être pas lancée dans une épilation des bras au rasoir électrique à 14 ans… M’enfin, ce qui est fait est fait.

Je crois que j’ai du essayer à peu près toutes les méthodes : rasoir manuel et rasoir électrique à l’adolescence, épilateur et cire achetée en grande surface au début de l’âge adulte puis épilation en institut depuis que j’ai commencé à bosser.

Au niveau des zones, je suis toujours restée classique : demi-jambes, maillot et aisselles. J’étais plutôt contente de mon épilation en institut : ça me fait un moment à moi, je discute avec ma copine l’esthéticienne et le résultat dure une bonne quinzaine de jours avant d’avoir besoin d’une retouche.

Le souci, c’est que ça va faire bientôt 6 ans que je le fais en institut et qu’à la longue, le poil ne disparaît pas mais il s’affaiblit un peu, il est plus fin et il a donc plus de mal à sortir malgré une hydratation quotidienne et un gommage hebdomadaire. Donc moins de poils mais des boutons liés à des poils incarnés surtout au niveau du maillot, je vous dis pas la grande classe.

J’ai bien sûr demandé conseil à mon esthéticienne, mon dermato, la communauté internet… On m’a recommandé les masques d’argile verte sur les zones concernées, l’utilisation de la crème Kérapil (soit disant révolutionnaire), l’application d’un désinfectant… Je n’ai constaté aucune amélioration.

Sur le net, dans les nombreux forums que je consultais, j’ai lu que la vraie solution à ce problème était l’épilation dite « définitive » donc l’épilation au laser. J’ai commencé à me renseigner dessus mais quand j’ai vu les prix, je me suis dis « waouh, bien trop cher pour moi pour le moment ! ».

Et puis Ô joie, quand le papa Noël est passé cette année, il m’a déposé un petit chèque sur lequel je ne comptais pas du tout et qui a donc rendu cette possibilité envisageable, en tous cas pour le maillot et les aisselles. Chic chic chic ! Il me restait maintenant à trouver un institut pour faire ça. Bon, forcément, sur Amiens, rien de rien. Ah si, un centre dermato qui demande de laisser les coordonnées pour un rappel. J’ai du parler 4/5 fois au répondeur et j’attends toujours. Heureusement que Paris n’est pas trop loin, là bas, je sais que je vais trouver.

Effectivement, je trouve ! Voire même, j’en trouve trop ! J’ai vite l’impression que les centres laser ont poussé comme des champignons à tous les coins de rue de la capitale. Comment faire le tri ? Hop, je retourne sur les forums histoire de recueillir des avis sur les 2/3 adresses que j’ai repérées. Je déchante vite : on a l’impression que chacun bosse pour un centre et qu’il encense le sien et dénigre les autres. Pas facile d’avoir un avis objectif sur la question.

Après plusieurs recherches, je tombe sur celui-ci, le centre laser du Marais qui a plutôt des échos favorables. Et qui pratique des prix qui sont susceptibles de correspondre à mon budget. Je prends rendez-vous pour le 29 janvier. Je profite de la prise de rendez-vous pour poser quelques questions : comment se passe la première séance ? Que faut-il faire avant ? Ca dure longtemps ? La personne m’indique que je vais rencontrer un dermato qui vérifiera que je peux suivre le traitement (par rapport à d’éventuels antécédents, à ma couleur de peau, à ma pilosité…) et que s’il donne son aval, la première séance se fera dans la foulée. Je dois me raser 3 jours avant car le laser se fait sur des poils d’environ

1 mm

et je peux appliquer de la crème anesthésiante avant la séance pour minimiser la douleur. Ok, j’ai bien tout noté.

Le jour J, je me présente au centre, un peu flippée quand même de savoir ce qui m’attends. Le dermato me reçoit de suite. Honnêtement, je ne sais pas s’il est vraiment dermato, je ne lui demande pas son diplôme donc ça reste du déclaratif mais bon… Le diagnostic est vite expédié, je crois que ça a du durer moins de 3 minutes. C’est donc ok pour moi. Il estime qu’il faudra entre 6 et 10 séances pour tout traiter. Euh, moi j’ai le budget pour en faire 4/5, pas plus… Bon, après je réfléchis et je me dis qu’il a intérêt à forcer sur le nombre de séances mais comme on paye la séance à l’unité, pas de piège pour moi.

L’esthéticienne me fait donc de suite passer dans la cabine. Il a une table et un gros bloc électronique : le laser. Je me mets en sous vêtements, elle me tend des lunettes de protection et zou, en avant.

Malgré l’application de la crème, je sens quand même bien le passage sur la zone du maillot. Mais je ne peux pas dire que c’est douloureux. A chaque impact du laser, un jet d’air froid vient anesthésier la peau. Ca commence à sentir un peu le brûlé mais ça doit être normal. Pour les aisselles, je suis bluffée car je ne sens pratiquement rien alors que je n’y avais pas mis de crème. En 10 minutes, la séance est terminée. Pendant que j’applique de

la Biafine

, l’esthéticienne me dit que chaque séance détruit environ 20% des poils et que ceux-ci tombent en 7 à 20 jours en gros. Lorsque je me rhabille, j’ai l’agréable surprise de constater que les zones traitées ne restent pas du tout sensibles, contrairement à une épilation à la cire. La peau est certes un peu rouge mais pas gonflée. Et le soir, je constate que les rougeurs ont disparu (mais j’applique quand même de

la Biafine

matin et soir pendant 2 jours comme on me l’a conseillé au centre).

Au bout de 2 semaines, mes poils commencent effectivement à tomber. Je vois que ça commence un peu à se clairsemer. Chouette !

J’en suis aujourd’hui à ma 3ème séance et c’est une réussite. Au niveau du maillot, je vois vraiment une très nette différence. Je pense que je vais faire 5 séances dans un premier temps (donc encore 2) et que je reprendrai rendez-vous dans 5/6 mois pour une éventuelle retouche si besoin.

Je suis tellement contente que j’aimerai bien faire les demi-jambes car on prend vite goût au fait de se savoir nette tous les jours et de ne pas avoir à se poser la question de l’épilation avant de choisir sa tenue pour la journée. En gros, si le papa Noël est encore gentil avec moi cette année, je fonce. Par contre, j’irai sûrement dans un autre centre. Non pas que je ne suis pas satisfaite de celui que je fréquente actuellement mais uniquement pour une question de tarifs. Et après, à moi les belles gambettes !