Première étape dans ma reprise en main : mon régime.

Comme je l’ai indiqué, j’ai eu un déclic en début d’année. Pour être franche, il faut reconnaître que les vacances d’hiver entre copains dans le Massif Central n’ont pas du aider. Oui, en général, la cure pomme de terre/fromage/charcuterie est rarement prescrite dans le cadre d’un régime amincissant. Ajoutez à ça que je suis accro à une certaine enseigne de fast food et que quand j’y mange, je ne me contente pas d’une salade, bref, vous aurez compris qu’il y avait du boulot.

J’ai toujours été plus ou moins dodue. En tous cas depuis que je dois avoir 7 ou 8 ans. Quand j’étais petite, je mangeais chez mes grands parents le midi et pour ma grand-mère, si je n’avalais pas mon demi crottin de chavignol à la fin du repas ou mon croissant au Nutella pour le goûter, c’est que j’étais souffrante. L’adolescence n’a pas arrangé le problème et mon manque d’intérêt pour le sport non plus.

Bref, mon IMC n’a jamais dépassé la limite de la normalité (entre 18 et 25) mais ça plafonnait quand même.

Et donc en janvier, un matin, prise conscience. Je retiens ma respiration dans tous mes pantalons, ça bloblote de partout quand je marche (vous voyez très bien ce que je veux dire par ce terme n’est-ce pas ?) et surtout, l’image que me renvoie le miroir ne me plaît pas. Mais alors pas du tout ! Il faut agir !

Commençons par réfléchir au régime qu’il me faut… Des régimes, j’en ai quand même fais quelques uns par le passé : les crèmes repas Milical, un régime à base de soupes, un WW selon un magazine, des diètes maison tenues 5 jours… Bref, pas terrible tout ça et surtout, un résultat ultra décevant.

Je me connais. Je suis restée assez scolaire et même si j’ai décidé de me prendre en main, si je me lance la dedans seule, je vais tenir 1 semaine et fondre ensuite sur le premier cheeseburger qui croisera ma route (et j’en croise beaucoup, je vous promets). Zhom m’a bien proposé de m’aider en me disant que j’étais grosse tous les matins jusqu’à ce que j’arrive à mon poids idéal mais je pense que cette délicate attention aurait fini par avoir raison de nos 12 ans d’amour. Il me fallait donc obtenir cette aide de l’extérieur. J’aurai pu aller voir une diététicienne mais je n’avais pas envie de rajouter des contraintes supplémentaire (devoir aller à des rendez-vous à 30 bornes de la maison) donc j’ai opté pour la solution qui a semblé convenir à des milliers de personnes : je me suis inscrite à Weight Watchers, WW pour les intimes.

Ma belle maman et mes belles sœurs l’avaient fait il y a quelques années avec des résultats probants et sans avoir à oublier leur vie sociale ou leurs petits péchés mignons. Bon, moi, la vie sociale, avec 2 moutards en bas âge et une maison paumée, elle se résume à sa plus simple expression mais des péchés mignons, ça, en revanche, j’en ai plein ! Et coup de bol, même au fin fond de ma campagne, dans le bled d’à côté, y’a une, non que dis-je, deux réunions WW hebdomadaires !

Le 6 janvier 2010, j’ai donc poussé les portes de la réunion WW pour la première fois. Bon, niveau fréquentation, c’est pas là que je vais me faire des copines branchées. La plupart des adhérentes (je vais dire adhérentes parce que même s’il y a quelques hommes, ils ne pèsent pas lourds (hahaha !) à côté de toutes les dames de l’assemblée) doivent avoir dans les 50/60 ans et doivent s’habiller chez Daxon ou la Blanche porte (non, je ne dénigre pas !). Niveau corpulence, il y a de tout : du très gros au très maigre. Bref, de quoi se donner envie et se rassurer.

La réunion est bondée. Forcément, c’est la première semaine après les fêtes : on est en plein dans les bonnes résolutions pour la nouvelle année et l’envie d’effacer les kilos festifs du réveillon. Je fais donc la queue qui avance lentement jusqu’au bureau d’inscription et à la machine qui va devenir mon rendez-vous hebdo : la balance ! Après une bonne demi-heure de queue, j’y suis enfin. Je remplis mon petit papier avec le poids que je souhaite perdre : 8 kilos selon mes estimations. Et là, je monte sur la balance. Hein, quoi ? Qu’est ce que c’est que ces chiffres qui s’affichent là ?! Je me retourne, prête à dire au petit plaisantin qui a mis son pied sur la balance de bien vouloir déguerpir de là, mais personne. Je suis seule, désespérément seule sur cette balance qui affiche 66,6 kilos. Certaines me diront que c’est un poids tout à fait correct. Mouais… Sauf quand on mesure 1m57, là, tout de suite, ça le fait moins. Ca veut aussi dire que d’un point de vue médical, je suis au dessus de la limite normale de l’IMC. Ca y est, je suis officiellement une personne en surpoids.

Encore traumatisée par ce que je viens d’apprendre, je suis avec une extrême attention la réunion qui se déroule et me concentre furieusement sur les bases du nouveau programme propoint mis au point par WW. Pour être honnête, le contenu de la réunion n’a rien de bien excitant. C’est très stéréotypé et assez gnangnan mais je me laisse quand même prendre au jeu par le côté bon enfant. Je repars de là avec mon petit classeur et le programme et une motivation d’acier pour m’attaquer à ces vilains kilos.

Je comprends vite que mon principal souci, c’est pas une question d’équilibre mais une question de quantités. Je mange beaucoup trop. Pas en dehors des repas mais pendant les repas. Donc la première semaine, je m’astreints à peser mes aliments, à compter les rations en nombre de cuillères à soupe ou à café. Je réalise aussi que quand je vais au McDo, j’avale en un repas les propoints qui me sont alloués pour un jour et demi… Bref, une bonne prise de conscience et un début de changement dans mes habitudes alimentaires. Première satisfaction après une semaine : -1,7 kilos ! Je suis bluffée ! Surtout que je me rends compte que je n’ai pas faim en fait. Je reconnais mon seuil de satiété et je ne me goinfre plus. Je continue pour autant à me faire plaisir : une pizza de temps en temps, des frites mais j’apprends aussi à le gérer et à ne pas jouer la surenchère.

Plus qu’un régime, j’ai le sentiment de réapprendre à manger et petit à petit, les kilos s’envolent. 4,5 en 1 mois et là, à 3 mois et demi, plus de 10 kilos perdus. Pour moi, c’est une réelle victoire de tenir sur un aussi long terme et je suis fière des compliments que je reçois de la part de mon entourage. Je me fixe désormais une limite de 53 kilos avant de stabiliser.

Par contre, maintenant, je flotte dans tous mes pantalons et j’ai perdu pas mal de poitrine. Il va me falloir un peu de temps pour me familiariser avec ma nouvelle silhouette. Comment ça je suis jamais contente ?!