Au commencement, il y a moi. Moi, Emily, bientôt 30 ans, mariée depuis 5 ans et maman de 2 petites blondinettes. Mais si « moi » se limitait à ça, ce serait trop simple. Non, il faut remonter un peu plus en arrière et développer un peu plus. Voici donc pour une petite biographie allégée de « moi ».

J’ai donc 29 ans (et toutes mes dents…). J’ai grandis à Paris, j’ai eu une enfance normale et une adolescence normale, c'est-à-dire compliquée, comme toutes les adolescences. Pendant cette période, mes parents ont décidé de se séparer. Remarque, vu l’ambiance à la maison, ça valait mieux. N’empêche, pour compenser, j’ai mangé. Et j’ai donc pris de bons kilos. Ma vue a aussi décidé en cette période faste de baisser d’un coup. Je me suis donc retrouvée affublée de lunettes façon cul de bouteille. Ah, j’allais oublier aussi : comme j’ai sucé mon pouce longtemps, mes dents été avancées donc j’ai également été dotée d’un appareil dentaire full options : bagues, élastique, faux palais et appareil de nuit. Et pour couronner le tout, je me traînais une méconnaissance absolue de tout ce qui avait trait à la féminité. Maman s’étant contentée de me parler des règles, j’ai appris par moi-même les bases du maquillage et des soins (je remercie chaleureusement aux passage les rédaction de Miss Starclub et Jeune et jolie !), non sans avoir tâtonné un peu (comment ça le mascara bleu avec le fard assorti appliqué à la truelle sur un fond de teint orange ça fait moche ?!). Quant au look, je n’en parle même pas (Comment ça il me va pas ce pantalon africain orange taille basse porté avec une brassière blanche alors que j’ai 10 kilos de trop ? Jalouse va !). Bon, en gros, pour vous faire une image, vous voyez la fille du « destin de Lisa ? » Oui ? Et bien vous prenez la même mais en blonde et vous m’avez moi à cette époque. Cette époque, elle a quand même duré du collège jusqu’à la fin du lycée. Autant vous dire que j’étais pas la fille la plus populaire ni auprès des filles, ni auprès des mecs !

Heureusement, ça a changé quand j’ai eu 18 ans. Bac en poche, je me préparais à entrer à la fac et j’ai donc décidé d’adopter un look plus en accord avec mon nouveau statut d’étudiante : le look total noir ! Au moins comme ça, plus de faute de goût ! H&M m’a fourni un bon nombre de basics, c’était parfait. En même temps, à ce moment là, j’ai rencontré le grand amour, the big love donc je me suis sentie belle, j’ai perdu un peu de poids et je me suis sentie bien. J’ai donc commencé à me faire un peu plus plaisir avec les fringues. N’entendez pas par là que je me suis acheté des trucs beaux et hors de prix. Nan !!! J’en ai juste acheté plein ! Mais des moches ! (si si, faut bien le dire quand même, ne nous voilons pas la face !). Bon, au fur et à mesure, avec l’âge et mes lectures assidues de Cosmo et Glamour aidant, j’ai quand même légèrement redressé la barre mais ça restait pas folichon. En gros, j’ai toujours eu l’impression de bien me connaître niveau personnalité mais que mon plumage ne correspondait pas du tout à mon image intérieure. En même temps, je restais un peu dodue donc ça me freinait un peu dans mes ardeurs.

Il y a 3 ans, achat maison et naissance de ma première fille. Tout de suite, ça vous change une femme. Physiquement déjà, faut pas se leurrer et mentalement aussi. Fini mes démons du shopping, vade retro monde futile qui me pousse à vouloir posséder la dernière fripe à la mode ! Pour ma fille, je veux une consommation responsable, éclairée, respectueuse de l’homme et de la planète ! Et puis, il faut dire aussi que le budget investi dans la maison aide à me libérer de mes pulsions. Mais sur le coup, ça me va nickel. Je rêve de vivre en autarcie et comme Caroline Ingalls, de partager des moments simples mais vrais avec ma famille au fond de mon trou campagnard. Ma deuxième grossesse a suivi de quelques mois la 1ère mais après l’accouchement, tout fut différent. Exit le sentiment de plénitude de la maternité de la première fois ! Je n’avais qu’une envie, redevenir femme. Le soir même de mon accouchement, j’ai commencé à m’enduire de crème amincissante.

J’avais toujours dis que le jour où ce que je verrai dans la glace ne me plairait pas, je me prendrai en main mais jusqu’à présent, il m’avait toujours été plus facile de m’accepter telle que j’étais. Le déclic, je l’ai eu en tout début d’année. Ce que j’ai vu dans le miroir ne m’a pas plu. Les kilos, mes cheveux, mon allure, … Et cette échéance qui approche : mes 30 ans. L’âge que j’ai toujours idéalisé pour une femme. Et la fille que je vois quand je me regarde, c’est pas avec elle que j’ai envie de passer ce cap.

J’ai donc décidé de me prendre en main, sur un peu tous les plans. Extérieur et intérieur ! J’ai donc commencé une psychothérapie pour l’intérieur et j’ai commencé plein de chantiers pour l’extérieur que j’espère partager avec vous au fil du temps.